Les marchés de Malaisie

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C’est notre dernière journée avant de reprendre l’avion, dernière occasion de profiter de la Malaisie, journée que nous mettrons à profit pour dégoter les derniers souvenirs que nous rapporterons de notre voyage. Nous sommes déjà bien chargés après la razzia au temple bouddhiste de Penang mais ce n’est pas ce qui nous arrêtera dans notre frénésie d’achats de babioles en tout genre.

Pour déjeuner, nous rejoignons une grande cantine vers Chow Kit, un endroit des gens d’ici. Vite, vite, il nous faut profiter à fond des derniers instants en Malaisie, ne pas en laisser filer une miette, voir au plus vite tout ce que nous n’avons pas vu, goûté ou entendu encore. Ce matin je trouve enfin le courage de manger le nasi lemak, un des plats malais par excellence, servi généralement au petit déjeuner. Dans l’assiette, du riz collant au lait de coco, un œuf dur, des concombres, des cacahuètes et les fameux ikan bilis, petits anchois salés et séchés au soleil. Préparés dans une friture, ils sont vraiment plein de saveurs, un peu trop peut être. Au petit déjeuner, c’est quand même un peu difficile. Brice et Elsa, encore une fois, ont les yeux plus gros que le ventre. Pain grillé, beurre, confiture, oeuf, pancakes, ils se font plaisir, et puis c’est le dernier petit déjeuner avant le départ, demain il sera trop tard.

Le marché central de Kuala Lumpur
Pasar Besar – Crédit Photo : Hajotthu

En fin de matinée, nous rejoignons le pasar besar vers le quartier chinois. Nous nous attendions à un marché couvert un peu typique, il s’agit en fait d’un complexe plutôt touristique avec boutiques, cafés et restaurants. Nous pensions faire des affaires mais ici la négociation à la vie dure. Les prix affichés sont presque exorbitants, du niveau de ce que l’on peut trouver en France. Pachminas, bouddhas, magnets, boites en bois peintes à la main… Les sacs se remplissent peu à peu. Nous avions repéré ce que l’on pensait être un pilon pour la cuisine, il s’agit en faite d’un bol chantant ou bol tibétain utilisé pour des cérémonies de prière ou de méditation. En même temps quelle idée, qui recherche le moyen d’arriver à la plénitude et au zen absolu dans ce tohu-bohu qu’est le marché central de Kuala Lumpur. Il est peut être finalement à l’image de cette ville, un grand désordre organisé où tout et tout le monde semble circuler sans cesse. Bruit incessant de circulation, concerts de klaxons, enchevêtrement sans fin de rues, ponts, bretelles d’accès. Voilà les composantes de cette ville qui avance toujours plus vite vers la modernité et dont les immenses gratte-ciels sont le symbole.

Nous avalons notre menu au Mac Do sur Jalan Tun Tan Cheng Kok avant de rejoindre Petalling Street pour trouver les derniers objets qui nous manquent. Je suis à la recherche de chats chinois dorés, ceux qui portent bonheur et qui ne se lassent pas de vous saluer de leur patte droite. Ouf, il y en a un ! Je ne pouvais pas repartir sans lui. Chacun son pêcher mignon, ce n’est rien comparé à Elsa qui depuis ce matin est lancée dans une course frénétique à l’achat. Où allons nous ranger tout cela, il nous faut un sac, vite, nous devons le trouver avant ce soir. Hors de question de laisser en Malaisie les précieuses babioles !

Vers 17 heures la pluie tombe, nous pressons le pas sur les quelques dizaines de mètres qui séparent le métro du monorail. Depuis la fenêtre de l’hôtel, nous observons la ville qui semble se noyer sous des trombes d’eau. En dessous de nous le marché ne s’arrête pourtant pas de vivre, les passants ont ressorti leurs parapluies qui dix minutes plus tôt leur servaient d’ombrelles et les commerçants protègent leurs marchandises comme ils le peuvent.

Marché de Chow Kit
Les allées du marchés de Chow Kit

De Chow Kit à Kampung Baru, les allées commerçantes vont à l’infini, installées parfois de manière totalement anarchique en plein milieu de la chaussée. Des épices aux sacs à mains, des chaussures aux statues de Bouddha, du bol de riz au disque compact, on vend tout dans ces grands foutoirs que sont les marchés de Malaisie. De logique, si il en existe, je n’en trouve aucune, à côté d’un stand de vêtement, on trouvera aussi bien un vendeur de légumes qu’un stand de massage ou encore une femme vantant les mérites de quelques crèmes et onguents à la fabrication obscure. La foule va et vient dans ce capharnaüm où voitures, motocyclettes et parfois bus tentent de se frayer un passage. Nous nous engouffrons dans les allées étroites du marché couvert ou ruisselle encore une eau boueuse et noire, résidu du dernier orage. Les légumes sont exposés sur des étals en béton crasseux, plus loin c’est le paradis des épices, herbes et écorces en tout genre. Une immense tête de buffle trône au milieu de morceaux de viandes qui ne datent pas d’hier et qui font le bonheur d’une armée de mouches. Des poissons vivants gigotent dans des bassines en plastique alors qu’à côté, d’autres moins chanceux, ont été séchés au soleil et dégage une odeur horriblement forte qui nous prend le nez…


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