Raconter Séville, la pétillante capitale andalouse

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Raconter Séville, c’est se replonger dans des souvenirs, des odeurs, des couleurs, une atmosphère. Cette année, j’ai eu la chance de séjourner durant un mois dans la capitale andalouse. J’ai posé mes valises au coeur quartier de la Macarena pour tenter de m’imprégner de l’ambiance de cette ville qui m’avait fait tant rêver lors de ma première visite. Laissez-moi vous conter un mois à Séville en quelques instants choisis.

J’habite calle Duque Cornejo

J’ai flâné dans les rues de Séville, enveloppées du parfum des orangers en fleurs. Explosion de senteurs délicates qui t’enivrent et te poursuivent à chaque coin de rue. Au mois d’avril, le printemps sévillan a déjà des accents d’été. Tu te réfugies dans l’ombre, tu te faufiles dans les venelles étroites de la Macarena, à la recherche d’une terrasse. Un café con hielo, une orange pressée, une tostada recouverte de tomate fraîche, un livre entrouvert. Le temps file, comme cette chaude journée qui rythme mon quotidien depuis presque un mois.

Mon quartier à Séville : la Macarena

J’ai décidé d’habiter à Séville à la meilleure période de l’année. C’est en tout cas ce l’avis de mon logeur. “Les touristes viennent visiter l’Andalousie en été tu sais. Mais chez nous, juillet et août sont deux mois d’enfer. Il fait 45°C, tu ne peux pas sortir dans la rue. Tu transpires en attendant la nuit, puis tu sors boire ta bière, à la fraîche quand la nuit est tombée”. 

Je loge dans un petit appartement de la rue Duque Cornejo. Au dernier étage d’un immeuble ancien situé au fond d’un patio où les enfants jouent au ballon, sous le regard de leurs parents qui squattent les bancs, à l’ombre des orangers. Chaque nuit, des rires résonnent au fond d’une arrière cour, sûrement attenante à l’une des nombreuses confréries du quartier. La Semaine Sainte approche et les fidèles ont fort à faire avant le jour J.

Découvrir Séville au printemps
Voyage à Séville

La rumeur de Séville

J’étais déjà venu à Séville 4 ans auparavant. Juste quelques jours et pourtant, plusieurs fois l’idée m’a traversé de faire mes valises et de partir m’installer dans cette ville. La capitale andalouse à quelque chose de plus. Ce petit trait pétillant, ce caractère si particulier, cette fougue animale, ce brin de folie qui la caractérise si bien.

La rumeur de Séville est un mélange d’éclats de voix, de tintements de cloches, de fritures à la plancha, de claquements de talons sur les pavés, d’enfants courant après un ballon, de verres qui s’entrechoquent. Parfois le frémissement du vent dans les orangers. Les sabots des chevaux qui frappent le sol, quelques airs de guitare au loin, des rires dans la nuit, le son du flamenco qui résonne encore.

Devanture de magasin à Séville
Jeu d'ombres à Séville

Las Setas de Séville

Comme il manquait un parasol à la métropole, l’architecte berlinois Jürgen Hermann Mayer à fait pousser en ville des champignons géants. A l’ombre de Las Setas, règne une effervescence hallucinante. Rendez-vous incontournable des touristes de passage, l’immense place de la Encarnación est claffie d’adresses douteuses, où l’on déguste des churros accompagnés d’un bon burger-frites et de tapas trop grasses. 

Pourtant ce lieu me fascine plus qu’aucun autre à Séville. Il déroute par ses dimensions qui n’égratignent pas du tout son intégration dans la paysage urbain. Pourtant le pari était osé : qui aurait cru que cet édifice contemporain au design de vaisseau spatial trouverait sa place au milieu des immeubles colorés du quartier de la Regina ?

Las Setas de Séville
Metropol Parasol à Séville

Dimanche sur les berges du Guadalquivir

Le dimanche après-midi à Séville, les berges du Guadalquivir prennent des allures de plage urbaine. Le long des quais qui relient le pont de Triana à celui de San Telmo, des guinguettes branchées font danser les sévillans sur les derniers tubes du moment. La chaleur grimpe d’un cran, l’ambiance aussi. Toute la jeunesse de la ville s’est fixée rendez-vous sur les pelouses du jardin de Chapina. Larges serviettes étendues sur l’herbe, lunettes de soleil de rigueur, bière fraîche, ne manque que le maillot de bain et un plongeoir pour se mettre à l’eau…

Balade sur les quais de Séville le dimanche
Photo de rue à Séville
Panorama sur l'alcazar de Séville
Le quartier de la Macarena à Séville

Dans le quartier de la Macarena

Vers 14 heures, les rues de la Macarena sont presques désertes. Quelques silhouettes se faufilent à travers les rues étroites qui mènent de la basilique à la calle Feria. Autour du marché couvert, la vie reprend son cours. Comme chaque jour, la terrasse du bar de la Cantina fait le plein. Beaucoup d’habitués, quelques touristes et des curieux venus déguster quelques tapas élaborés avec les produits du marché. Certaines fois, du flamenco gitan résonne dans cette cour étroite, coincée entre la halle et l’église de Omnium Sanctorum. 

J’aime cette ambiance savamment décontractée, cette bonne humeur collective, le bruit des couverts qui s’entrechoquent, celui des gambas qui craquent sous le feu de la plancha. Et puis toutes ses odeurs qui envahissent l’atmosphère. Je suis en Andalousie, sans aucun doute !

La semaine sainte à Séville
Séville pendant la semaine sainte

Ferveur à l’aube de la Semaine Sainte

Dans 8 jours, la Semaine Sainte débutera dans le quartier de la Macarena et dans tout Séville. Depuis quelques jours, les églises ne désemplissent pas. On s’y presse pour découvrir les pasos, ces statues monumentales de Saints qui défileront dans toutes les rues de la capitale Andalouse. 

Parfois le soir, on entend le bruit des pasos, avançant dans la nuit à un rythme régulier, presque militaire. Les répétitions se succèdent, dans la discrétion, souvent après 22 heures. Ces chars qui peuvent dépasser la tonne sont déplacés à mains d’hommes. Ce soir les costaleros prennent leur marque, ils défilent en cadence dans la ferveur la plus totale. En silence, avec un respect profond pour la mission dont ils sont investis.

La Giralda Séville
Sur les marchés de Séville
Sur la place d'Espagne à Séville
Dans les rues de Séville

Le lendemain, à la veille du lancement de la Semaine Sainte, ce sont les écoles qui envahissent les rues, faisant défiler des représentations divines miniatures sur de petits pasos, probablement fabriqués en classe. Ils font ainsi la tournée des églises sous l’oeil des habitants du quartier…

C’est aujourd’hui que j’ai choisi de quitter Séville. Rester quelques jours de plus m’aurait coûté 3 fois plus cher au moins. Je te laisse aujourd’hui pour mieux te rendre visite dans quelques années. Séville, tu n’as pas fini de me faire rêver…

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