Une nuit à Nha Trang

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Nha Trang n’est pas vraiment comme je l’avais imaginée. Avec le tourisme de masse, les immeubles ont poussé comme des champignons tout comme les bars de plage, les hôtels monumentaux et les parcs d’attractions en tout genre. Nous buvons un verre à la terrasse d’un bar, au bord de l’avenue principale qui, à cette heure ci, est encore envahie d’une foule de scooters et de voitures. Les rickshaws défilent à la queue-le-le comme une machinerie bien huilée. La foule est dense sur les trottoirs et dans tous les établissements du coin.

Depuis quelques années, la ville est devenue une sorte de Riviera russe, arrière base de la nouvelle bourgeoisie soviétique. Le soir, la promenade prend des allures de défilé de mode. On sort tenues de soirées et chaussures à talons pour courir les soirées branchées du bord de mer. Nha Trang s’agite en cyrillique, depuis les cartes des restaurants jusque sur les enseignes fluos qui clignotent dans la nuit, au-dessus des boîtes de nuit. On vient bien entendu pour profiter de la plage mais aussi pour faire la fête. La musique résonnent à travers toute la ville, sur la plage, dans les rues ou sur les terrasses des bars à cocktails.

nha trang anh dinh
Crédit photo : Anh Dinh cc Flickr

L’étudiante du bar de nuit

Vers 23 heures, il ne reste plus guère que les bars musicaux où espérer trouver quelque chose à manger. Dans un bar de Li Tu Trong, un jeune dj vietnamien enchaîne les disques techno pour le plus grand bonheur des touristes russes. Quatre ou cinq caissons diffusent à pleine puissance des beats inaudibles dans toutes les rues du quartier. Une jeune serveuse que l’on croirait tout droit sortie d’un manga nous installe à l’étage, pas vraiment plus au calme. Nous dinons d’une pizza dans un vacarme assourdissant de basses qui nous transpercent les tympans. La jeune fille parle un anglais impeccable. Je la vois qui nous observe du fond de la salle. Elle s’approche discrètement, tourne un moment autour de la table, feint de nettoyer je ne sais quelle table vide. La voilà de nouveau. Elle en profite pour engager la discussion et savoir ce que nous pensons de son pays. La jeune fille est pleine de rêves, on dirait qu’elle nous regarde avec des étincelles dans les yeux. Elle habite un petit village à six heures de route d’ici, beaucoup trop loin pour pouvoir rentrer et passer le Tèt en famille. De toute manière elle doit travailler pour gagner sa vie et pouvoir continuer à étudier à l’université de Nha Trang. Elle y apprend l’anglais et voudrait pouvoir partir voyager et découvrir le monde, visiter la France et y étudier. Mais la jeune fille nous confie qu’elle sait déjà que son rêve ne se réalisera jamais. Elle ne gagnera pas assez d’argent.

L’américaine du hawker

Je me souviens de cette femme avec son grand chapeau blanc qui restait postée près d’un stand de rue pendant toute la journée. Avec ses trois grosses bagues à chaque main, presque autant de colliers de perles et encore sept ou huit bracelets autour du bras. A la maigreur de son corps et les traits marqués de son visage, je me dis que le soir elle aime boire un verre de whisky single malt. Puis chemin faisant, pour tromper l’ennui, elle finit par terminer la bouteille.

La petite femme se tient debout, droite comme un piquet, elle parle fort en faisant de grands gestes. Ses bras tournoient en l’air jusqu’à manquer de peu le visage des passants. Ses lunettes sont tellement larges et opaques que l’on distinguent à peine son regard. On voit juste sa bouche pleine de rouge à lèvre qui se tord à chaque fois qu’elle accentue un mot, comme si elle forçait son accent pour se donner un genre. Elle me paraît tout à coup complètement loufoque. Mais que fait-elle ici ? J’apprendrais juste qu’elle est américaine et qu’elle passe ses vacances à Nha Trang depuis des années.

Hawker de Nha Trang

Ce bus qui n’existait pas

Nous somme dehors à 8 heures du matin, à attendre sur le trottoir le bus numéro 3 pour Van Gia. Il y en a un qui vient de nous passer juste sous le nez et malgré mes gesticulations, il n’a pas daigné s’arrêter. Après plus d’une demi-heure, en voilà à nouveau un, mais le chauffeur ne prend même pas le temps de s’arrêter. Il nous fait juste un signe de la main en secouant la tête, l’air agacé. Les choses s’annoncent compliquées. Déjà, on nous dit de prendre un bus pour Van Gia alors que nous allons à Daï Lanh, ensuite ce bus ne s’arrête même pas pour prendre des passagers. Enfin, dans toutes les agences de la rue, personne n’est en mesure de nous renseigner sur la route à emprunter. Tout juste connaissent-ils l’existence de ce village qui n’est pourtant qu’à une cinquantaine de kilomètres de Nha Trang. Personne ne sait non plus à quelle station il faut attendre le bus numéro 3. Bref, nous commençons à croire qu’on ne veut pas que nous nous rendions là-bas. Nous filons en taxi en direction de la gare routière, au nord de la ville. Même combat au comptoir, le bus pour Daï Lanh n’existe visiblement pas ! Seule solution, grimper dans un minibus collectif qui fait la navette jusqu’à destination.

Sur la route de Daï Lanh >

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5 Comments

  1. emile
    17 juin 2015 @ 12:48

    L’americaine me rapelle quelqu’un…..

    Reply

  2. emile
    17 juin 2015 @ 12:48

    L’americaine me rappelle quelqu’un….

    Reply

    • Petits Voyageurs
      17 juin 2015 @ 12:57

      Apparemment elle rappelle des souvenirs à pas mal de monde ! Sacré personnage !

      Reply

  3. Plage au Vietnam
    6 juin 2019 @ 7:40

    Salut,
    Je suis d’accord avec votre idée que la ville Nha Trang est trop touristique. Là-bas, on voit seulement des bâtiments, des hôtels et restaurants. Pourtant, il ne faut pas ignorer la beauté de la mer de Nha Trang. Sa mer de l’eau transparent m’impressionne beaucoup. Peut-être à la prochaine fois à Nha Trang, je choisirai aller aux autres plages loins du centre ville comme la plage de Doc Let ou les plages sur les iles dans la baie de Nha Trang.
    Bonne journée !

    Reply

  4. voyages sur mesure vietnam
    21 juillet 2020 @ 8:53

    Nous avons vraiment apprécié la plage de Nha Trang. J’avais une vue partielle depuis le 29ème étage de notre appartement. Beau bar de plage juste sur la plage. Les prix n’étaient pas trop mauvais. Beaucoup de parasols et de chaises. La plage n’était pas du vrai sable fin, mais elle était quand même charmante. J’espère y retourner un jour.

    Reply

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