Ao Rai Lee
En rejoignant Krabi par le ferry, nous apercevons au loin tout ce que nous cherchions à Ko Phi Phi et que nous n’avons pu voir faute de moyens et de temps. En effet, pas de route sur cette île, seul moyen pour s’y déplacer, la marche à pied sur des pistes parfois difficiles où les taxis boat aux prix souvent exorbitants. Dommage.
En Thaïlande, les billets de bateau pour touristes se résument à des gommettes de couleurs qui varient selon la destination choisies. Au port de Krabi, personne pour nous dire quoi faire ni où aller. Nous sommes acostés par les guides et les chauffeurs qui hurlent le nom des destinations. Pas facile de s’y retrouver. Nous finissons par trouver le Songthaew pour Rai Lee. Nos sacs jetés sur le toit, nous embarquons à l’arrière du pick-up bondé, nous sommes bien une dizaine de personnes. Nous ne sommes pas très à l’aise sur le trajet, le chauffeur avance à vive allure sur une route qui serpente à travers les falaises et la jungle. On nous jette à Ao Nang, sans aucune explication. Un couple de français qui voyageait avec nous semble lui aussi un peu perdu. Il faut encore prendre un bateau-taxi jusqu’à Ao Rai Lee mais comme le marée est basse, nous devons marcher jusqu’au milieu de la baie, avec de l’eau jusqu’aux genoux.
Rai Lee forme un isthme entouré de formations rocheuses impressionnantes qui semblent jaillir de l’eau. A l’est, une superbe plage de sable dorée et côté ouest une petite mangrove avec son couché de soleil et ses pitons de rocheux. Difficile de trouver un endroit où dormir, le lieu est très fréquenté et les hébergements malheureusement chers. Sur internet on a dégoté une chambre dans un hôtel « grand luxe », on nous transporte vers notre bungalow dans une voiture de golf. C’est un bungalow dans une version bien améliorée, petite terrasse en teck, toit recouvert de bambous tressé, une chambre spacieuse au mobilier design et sa baie vitrée donnant sur la terrasse. Un vrai petit studio. A peine le temps de profiter de la piscine que l’orage éclate. Les nuages sont arrivés en quelques minutes, d’un bleu parfait, le ciel est soudain devenu noir et menaçant. Ce sont rapidement des trombes d’eaux qui nous tombent sur la tête, petite panique pour l’équipe de restaurant qui fait ce qu’elle peut pour protéger la terrasse. Nous restons dans la piscine jusqu’à ce qu’un câble électrique lâche non loin de l’eau en produisant des étincelles inquiétantes.
Ko Phan Gan
Nous sommes arrivés à Ko Pha Ngan à la veille de la pleine lune avec l’idée d’aller à Had Rin, plage où se déroule tous les mois la Full Moon. Hasard du calendrier, car cela ne faisait pas du tout partie de nos projets, mais je ne sais pas, on était curieux de voir ce qui pouvait s’y passer. La route depuis Tong Sala est sinueuse et escarpée, la piste est parfois défoncée et le trajet en songtheaew ressemble à un circuit de montagnes russes. Plusieurs fois, on s’est demandé si les freins allait tenir le choc dans les descentes ou si le véhicule arriverait en haut de la côte. Le village d’Haad Rin s’étend sur une petite péninsule bordée de plage à l’ouest et à l’est. La plage du levant accueille les festivités de la Full Moon. La station à des airs de fête foraine avec des rues bondées, des groupes de touristes, souvent jeunes, bourrés et hurlants. Une ambiance de fêtards prêt à tout, venu ici pour les bars plus que pour découvrir le coin. Dans les rues c’est la cohue, des jeeps défilent en permanence et fond la publicité des soirées du jour à grand renfort de slogans, de musiques et de belles jeunes filles en petite tenue. La plage est envahie de bar posés à même le sable avec musique, laser et décorations psychédéliques. L’horreur en somme, du moins pour nous. On ne restera qu’une nuit, demain cap au nord. Nous avons quand même trouver un hôtel plutôt sympa en retrait de la plage sur les hauteurs. Des petits bungalows dans une petite forêt. Le petit déjeuner est servi près de la piscine avec une vue sympathique sur la mer de Chine et l’île de Samui.
Dès le lendemain matin, nous quittons Haad Rin en direction de Ban Mae Haad à l’extrémité nord de l’île. La plage de Mae Had fait face à l’îlot Ma auquel elle est reliée par un banc de sable à marée basse.
Ko Tao
Il faut moins de deux heures pour relié Phan Gan à Tao, l’île de la Tortue. Voisines de quelques dizaines de miles elles n’ont pourtant pas grande chose de commun. Les calanques de la côte est de l’île sont faites de gigantesques blocs de granit qui paraissent parfois tombés sur le sable. Les rochers polis par le vent et les marées y prennent des formes mystérieuses. Depuis la mer, l’île semble recouverte de cocotiers et de jungle. Le front de mer est parsemé de petits bungalows sur pilotis accrochés aux rochers ou dissimulés dans la végétation. Le ferry accoste à Ban Mae Hat, ville principale de l’île. Nous prenons un verre au port le temps de décider vers quelle crique nous diriger. Nous choisissons Tanote Bay, de l’autre côté de l’île. Le seul moyen de s’y rendre est d’emprunté un 4×4 en s’enfonçant dans la jungle où la route laisse place à des pistes accidentées. La baie de Tanote ressemble à un immense jardin où les bougainvilliers flottent au dessus des toits. Les petites maisons blanches coincées sur les rochers à l’autre bout de la baie ont un air curieux d’Islande. La mer malheureusement, charrie avec elle les déchets des visiteurs laissant sur le sable plastiques et cigarettes. Elle est trouble, elle s’agite et ses vagues viennent cognées les rochers dispersés sur la plage. Nous prenons nos quartiers à l’hôtel « …….. » avec l’intention ferme de repartir dès le lendemain. A chaque heure de la matinée, les taxis jeep font la navette jusqu’à l’autre côté de l’île.
Près de la plage de Ban Mae Hat nous dégotons un bungalow de bois planté au milieu d’un jardin, le confort y est sommaire, le lit dur, un simple matelas posé sur un sommier de bois. Peu importe la plage n’est qu’à quelques pas. Nous n’avons pas vraiment le choix, nous avons arpenté toute la plage et la plupart des établissement n’ont plus de place, et quand il y en a, ils ne donnent pas envie d’y poser ses bagages.
[ezcol_1half]












